Tout d'abord il faut imaginer que la France actuelle n'existe pas, que l'Espagne est en face de la Bretagne, collée a terre neuve, que l'océan atlantique n'est pas encore ouvert, qu'une vaste mer recouvre tout le sud de la future Europe, la Téthys et que ces terres, le Gondwana, se trouvent au niveau de l'équateur !
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Au trias (de -250 a -200 Ma)
La Provence est une vaste cuvette dans laquelle se déposent des grès, des calcaires, du sel, du gypse et des argiles sous un climat chaud.
Au Jurassique et au Crétacé inférieur se déposent de grandes épaisseurs de sédiments, calcaires purs et durs à faciès Urgonnien (d'Orgon b d r). Ces importantes épaisseurs de dépôts sont favorisées par l'enfoncement progressif du fond de la mer (subsidence).
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Au début du Crétacé supérieur (100 Ma)
Le socle se bombe entre le Ventoux et Aix c'est le bombement Durancien à l'origine de paléo karst du Coulon , de la formation des bauxites et des ocres sous un climat chaud et humide ainsi que le dépôt des marnes de l'Aptien.
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Au début du Tertiaire, à l'Eocène (56 Ma)
La région est exondée. La plaque Africaine pivote remonte et entre en collision avec la France. Les Pyrénées se forment. C'est de cette phase tectonique compressive nommée : Pyrénéo-Provençale que datent la plupart des reliefs Provençaux orientés est- ouest : Ventoux-Lure, Ste Victoire, Luberon, Alpilles ainsi que les fractures est-ouest des monts de Vaucluse et du plateau d'Albion.
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A partir de l'Oligocène (34 Ma)
Les contraintes cessent, comme une bonne partie de l'Europe de l'ouest, la région subit des contraintes de distension liées aux prémices de la surrection des Alpes.
De grands effondrements affectent le golfe du lion tronçonnant les Pyrenées. Le couloir rhodanien et la bresse s'effondrent. La Provence est isolée du Massif Central par un réseau de failles : faille des Cévennes et de Nîmes, failles de la Durance.
De nombreux fossés d'effondrement se créent: Sault, Murs, Banon… des lacs d'eau douce s'y installent ou se déposent des calcaires lacustres.
Le bloc Corso-Sarde alors rattaché à l'Estérel entame sa dérive vers l'est.
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La plaque Africaine reprend sa remontée poussant devant elle l'Italie, écrasant, soulevant les calcaires déposés précédemment dans la mer Alpine.
Les contraintes subies sont à l'origine d'une nouvelle série de failles orientées nnw-sse. Les monts de Vaucluse, déjà comprimés par la surrection des pyrénées sont de nouveau affectés et des chevauchements se produisent au nord Ventoux et au sud du Luberon.
La mer envahit progressivement les zones basses jusqu'en Suisse et y dépose les Molasses.
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Au Langhien-Serravallien (16 à 11 Ma)
La transgression est à son maximum et la mer dépose des grès peu ou pas consolidés, les Safres que l'on peut surtout rencontrer dans le bassin de Forcalquier.
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Au pliocène (5,3 Ma). Crise Messinienne
Continuant son mouvement, la plaque Africaine ferme le détroit de Gibraltar provocant un assèchement important de la Méditerranée. De grandes quantités de sel se déposent et les rivières s'encaissent, creusant d'importants canyons :
Le Rhône, - 1000 m sous la Camargue, - 250 m au niveau de Montélimar, la Nesque, les gorges du Régalon, le canyon d'Oppédette .
De nombreux gouffres sont ainsi "rajeunis", c'est à ce moment que se creusent les grandes verticales, les circulations s'enfoncent cherchant un nouveau niveau de base.
Vers 5 Ma.
Le détroit de Gibraltar s'ouvre à nouveau, la mer envahit les canyons
Les alluvions comblent rapidement ces vallées (aggradation).
Au Pontien.
La région se soulève encore, le Verdon (entre autres) s'encaisse. Le climat est humide, l'érosion importante, les roches tendres des couches supérieures sont érodées.
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Au Quaternaire - Pleistocène - (
1,8 Ma a 20.000 ans)
4 grandes glaciations vont se succéder. La région ne sera pas affectée mais lors des débacles de grandes quantités de matériaux arrachés aux montagnes vont être charriés par les rivières, et créer des terrasses assez reconnaissables (Châteauneuf du Pape par ex.). Le froid intense gelant le sol en profondeur, permettra, lors des débacles provoquées par les périodes de réchauffement inter- glaciaires de transporter quantités de matériaux et vont se créer d'importants cônes de déjection au sortir des vallées ( plateau de Valensole pour le Verdon).
Certains gouffres seront ainsi quasiment rebouchés ou leur exutoire comblé, les obligeant a remonter (Fontaine de Vaucluse ? ). L'aspect de la vallée du Rhône et de la Durance n'a que très peu changé depuis.
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R. Russ 2009
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